Un petit garçon torturé à mort par sa mère qui le pensait homosexuel

Un petit garçon torturé à mort par sa mère qui le pensait homosexuel

Un petit garçon de 10 ans est mort aux Etats-Unis en juin dernier après avoir été torturé par sa mère et son beau-père qui le croyaient homosexuel. Le procès des bourreaux est toujours en cours et les détails des sévices subis par l'enfant ont été récemment révélés.

Anthony Avalos, un petit garçon de 10 ans, est décédé en juin dernier dans sa maison située dans le désert des Mojaves en Californie (Etats-Unis). Il a subi des sévices atroces pendant des années de la part de sa mère et de son beau-père, qui étaient persuadés qu'il était homosexuel.

Ils l'ont battu, privé d'eau et de nourriture, avant de le laisser agonisant et qu'il ne succombe de ses blessures à l'hôpital.

Le couple, qui a plaidé non-coupable pour ces faits de tortures ayant entraîné la mort, pourrait être condamné à la peine de mort mais le procureur général n'a pas encore donné ses réquisitions.

Le procès est en cours et les membres du jury ont eu accès mercredi 5 décembre à un rapport médico-légal détaillant toutes les blessures récentes ou anciennes subies par le jeune Anthony.

Un couple d'Américains, jugés pour le meurtre d'un petit garçon de 8 ans, a été condamné par la justice de Los Angeles jeudi 7.

La mère de l'enfant, qui s'appelait Gabriel, a écopé d'une peine de prison à perpétuité. Son ex-compagnon, qui n'était pas le père du garçonnet, a lui été condamné à la peine capitale.

En 2013, Isauro Aguirre, 37 ans, le beau-père, et sa petite-amie, Pearl Fernandez, ont torturé à mort le petit Gabriel car ils pensaient qu'il était homosexuel. L'enfant avait été retrouvé inconscient, le crâne fracturé et plusieurs cotes cassées. On lui avait également tiré sur l'entrejambe avec un pistolet à billes. Il avait agonisé deux jours avant de mourir à l'hôpital.

Au cours du procès, Ezequiel, le grand-frère, âgé de 16 ans aujourd'hui, a révélé les sévices que subissaient quotidiennement le petit Gabriel.

Parfois, ses parents l'enfermaient pendant des heures dans un placard, le bâillonnaient, le privaient de nourriture avant de le forcer à manger des matières fécales.

Isauro Aguirre, qui, selon Ezequiel, se mettait d'accord avec Pearl Fernandez sur les tortures à infliger à l'enfant, tirait aussi souvent sur Gabriel avec une carabine à air comprimé, jusqu'à ce qu'il s'évanouisse.

Il arrivait souvent aussi que l'enfant se fasse traiter de "pédé" et se fasse taper à longueur de journée avec une batte de baseball ou un club de golf.

Virgina, sa grande sœur, a aussi révélé lors de l'instruction que ses parents forçaient Gabriel à porter des habits roses pour aller à l'école.

En prononçant le verdict, le juge s'est adressé aux parents: "J'espère juste que vous vous réveillerez au milieu de la nuit, penserez à ce que vous avait fait subir à ce pauvre jeune homme et que ça va vous torturer".

Des hématomes et des brûlures de cigarette étaient présents sur chaque partie du corps de la petite victime. Il avait des marques de tortures sous ses tétons, sur ses fesses, sur son dos, ses bras, ses hanches, ses pieds et ses mains.

Le rapport du médecin légiste indique aussi qu'Anthony a été frappé à répétition par différents objets dont une ceinture et un câble d'aspirateur.

Le dossier judiciaire signale aussi d'autres tortures. L'enfant était régulièrement séquestré dans sa chambre, privé d'eau et de nourriture, et avait l'interdiction de se rendre aux toilettes. A sa mort, il était si maigre que ses côtes étaient saillantes.

L'enquête de police porte aussi sur le travail des services sociaux qui sont intervenus à plusieurs reprises pour des signalements de maltraitance dans cette famille.

Des frères et sœurs d'Anthony ont raconté aux enquêteurs qu'ils étaient aussi battus et que quand leur mère n'était pas là, leur beau-père organisait des combats entre eux et les forçait à se battre, notamment avec la victime.

francesoir.fr

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