Canular homophobe de Cyril Hanouna : L'association Le Refuge reconnaît avoir menti

Canular homophobe de Cyril Hanouna : L'association Le Refuge reconnaît avoir menti
l'homophobie, confirme aujourd'hui qu'il n'y a pas eu "d'appel de détresse" après le canular polémique de Cyril Hanouna.

Des accusations complètement fausses. Le 18 mai 2017, dans son émission "TPMP - Radio Baba"Cyril Hanouna s'était fait passer, dans le cadre d'un canular téléphonique, pour Jean-José, un jeune homme de 26 ans bisexuel qui avait posté une annonce sur un site de rencontres bisexuelles. Cyril Hanouna avait alors pris une voix efféminée pour se faire passer pour le jeune homme de l'annonce, adoptant une attitude maniérée. Le canular, jugé homophobe, avait à l'époque créé un immense tollé, suscitant des dizaines de milliers de signalement au CSA.

À l'époque, la polémique avait été d'autant plus forte que l'association Le Refuge, qui lutte contre l'homophobie, avait fait savoir, par la voix de son président Nicolas Noguier, que l'un des interlocuteurs de "Jean-José" avait été identifié par ses parents et que ceux-ci avaient décidé de le mettre à la rue. Sous la pression des réseaux sociaux, les annonceurs avaient déserté momentanément les espaces publicitaires du talk-show de Cyril Hanouna, entraînant un important manque à gagner pour C8. Par ailleurs, le CSA avait condamné la chaîne à une amende de 3 millions d'euros.

Quand Le Refuge soutenait qu'un jeune était en "état de détresse épouvantable" à cause de Cyril Hanouna

Quelques jours après le canular, Nicolas Noguier avait annoncé, par la voix de son avocat, étudier "des poursuites sur le plan pénal ou civil" contre Cyril Hanouna. Sur son compte Facebook, Nicolas Noguier avait évoqué "l'état de détresse épouvantable" dans lequel se trouvait le jeune homme prétendument piégé. "Notre écoutant a dû échanger une grande partie de la nuit avec l'un des jeunes piégé par Cyril Hanouna (...) Nous avons été fort démunis devant ses pleurs et sa peur d'être reconnu par ses parents", avait-il écrit. Quelques jours plus tard, Le Refuge avait annoncé que le jeune homme en question avait été "viré de chez lui" et qu'il allait être mis à l'abri par "une personne bienveillante".

Dans une enquête publiée une semaine après le canular, nos confrères de BuzzFeed avaient souligné les incohérences des dirigeants du Refuge et mis en doute l'existence du jeune homme. "Je confirme qu'un jeune garçon indiquant s'être fait piéger par Cyril Hanouna a bien contacté notre dispositif d'écoute le vendredi 19 mai 2017 à 3h26 du matin et le mardi 23 mai 2017 à 14h48", s'était défendu Nicolas Noguier sur son compte Facebook. "Détourner la responsabilité vers une association reconnue d'utilité publique et qui lutte contre l'homophobie est un comble", s'était-il par ailleurs offusqué. Dans la foulée, Le Refuge avait publié une copie d'une déposition faite à la police. Jugeant ces accusations "calomnieuses", H2O Productions, la société de production, avait déposé plainte contre Le Refuge.

"Il n'y a jamais eu d'appel de détresse et il n'y a pas d'adolescent victime"

Un an et demi après les faits, la conclusion de cette affaire est révélée dans un grand dossier consacré à Cyril Hanouna dans les pages de "L'Express". L'hebdomadaire indique que, le 24 mai prochain, se tiendra une audience à Paris, suite à la plainte en diffamation déposée par H2O Productions. À cette occasion, Le Refuge plaidera la bonne foi. "Il n'y a jamais eu d'appel de détresse et il n'y a pas d'adolescent victime", reconnaît Nicolas Noguier dans "L'Express". "Un bénévole, pris dans la folie qui a succédé à la diffusion de la séquence, a inventé un appel au secours qui n'existait pas", indique un membre du Refuge, selon lequel Nicolas Noguier a été "abusé".

.ozap.com

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