Dinan : l’agresseur homophobe oublie sa carte d’identité chez sa victime…

Dinan : l’agresseur homophobe oublie sa carte d’identité chez sa victime…

Frappée et volée, la victime va être indemnisée par ses agresseurs qu'elle avait invités chez elle, à Dinan. Les deux hommes ont également été condamnés à de la prison avec sursis.

Il est 4 h du matin à Dinan lorsqu’un homme invite deux autres hommes à venir boire un verre chez lui. Il vient de les rencontrer en boîte de nuit. Les deux hommes acceptent, et une fois arrivés chez leur hôte commencent à parler des femmes.

Ce dernier affiche alors son homosexualité. À partir de ce moment, les insultes fusent, les coups tombent. Pour faire taire leur hôte, les deux convives s’approchent avec une paire de ciseaux et le menacent : « Ferme la ou je te plante ».

Appartement retourné

L’homme à terre voit son appartement retourné. Les deux agresseurs s’enfuient, avec sous le bras un ordinateur, un téléphone, une montre connectée et un manteau.

Pour les retrouver, ça n’aura sans doute jamais été aussi simple : un des deux « invités » a oublié sa veste chez sa victime. Avec sa carte d’identité à l’intérieur.

L’autre a tout bonnement ramené l’ordinateur volé à la mairie de Dinan. La secrétaire n’aura eu qu’à l’identifier sur planche photographique.

Interdiction de fréquenter les débits de boisson

Évidemment, sous le coup de deux bouteilles de vodka, personne ne se souvient de rien, pas même de la petite virée matinale en mairie. De rien ou presque. D’après les agresseurs, ils n’ont fait que se défendre, victimes d’agression sexuelle : « Moi je n’ai rien fait du tout. Il commençait à me tripoter, c’était presque du viol »

Une explication peu convaincante pour le tribunal, qui a condamné les deux hommes pour violences en réunion, injures en raison de l’orientation sexuelle, et vol à 2 et 4 mois de prison avec sursis avec mise à l’épreuve pendant deux ans. L’un a interdiction de fréquenter les débits de boisson. Ensemble ils devront indemniser la victime, traumatisée d’après son avocate Me Nonorgue, à hauteur de 3 000 €.

actu.fr/

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