ANGERS: 2 ANS DE PRISON POUR UNE AGRESSION SEXUELLE SUR UN HOMME GAY

ANGERS: 2 ANS DE PRISON POUR UNE AGRESSION SEXUELLE SUR UN HOMME GAY

Selon Quazar, le Centre LGBT d’Angers, le tribunal correctionnel de la ville a condamné un homme accusé d’agression sexuelle sur un gay angevin à 2 ans de prison, dont 1 an avec sursis, assortis de 2 ans de mise à l’épreuve avec obligation de soins et de travail, et à 5.000 € de dommages et intérêts.

Les faits se sont déroulés le soir du 29 mai 2013, « non loin de la place Molière, entre la Maine et le cœur de ville d’Angers », relate Quazar dans un communiqué:

« Thomas* a été suivi par son violeur jusqu’à son véhicule, alors qu’il sortait d’un sauna gay du centre-ville.
Quai Gambetta, l’homme l’a alors bousculé, coincé contre sa voiture et l’a obligé à lui pratiquer une fellation avec force contrainte. »

Le procès n’a toutefois eu lieu que grâce à la ténacité de la victime, aidée par Quazar.

Sa plainte a dans un premier temps été rejetée. Il a dû porter plainte une seconde fois, pour agression sexuelle (un délit) et non pour viol (un crime, passible de la Cour d’Assises). « Ce classement sans suite a obligé Thomas à endurer des années supplémentaires de procédure. », déplore l’association.

Thomas* a été suivi par son violeur jusqu’à son véhicule, alors qu’il sortait d’un sauna gay du centre-ville.
Quai Gambetta, l’homme l’a alors bousculé, coincé contre sa voiture et l’a obligé à lui pratiquer une fellation avec force contrainte. »

Le procès n’a toutefois eu lieu que grâce à la ténacité de la victime, aidée par Quazar.

Sa plainte a dans un premier temps été rejetée. Il a dû porter plainte une seconde fois, pour agression sexuelle (un délit) et non pour viol (un crime, passible de la Cour d’Assises). « Ce classement sans suite a obligé Thomas à endurer des années supplémentaires de procédure. », déplore l’association.

Quazar se dit également « consterné par le fait que Thomas se soit senti humilié dès les premières heures de l’enquête par des questions et assertions sur un éventuel acte de prostitution de sa part. »
« Des accusations de mensonge quant à ses déclarations et sous-entendus qui l’ont profondément choqué. Pourtant la victime ne faisait que regagner son véhicule stationné non loin de la place de La Rochefoucauld, lieu de drague gay d’Angers. », ajoute l’association.

Quazar précise que la circonstance aggravante d’homophobie n’a pas été retenue. « L’agresseur s’est présenté à l’audience comme ayant des relations sexuelles avec des femmes et des hommes, sans jamais se définir bisexuel.
QUAZAR n’ayant pas eu accès au dossier durant l’instruction, respectant le secret procédural imposé, n’a pas d’élément pour se prononcer sur ce point. »

*Prénom modifié

https://hornet.com

Laisser une réponse